Belle-île

Belle ile en mer

Selon la légende, la ravissante île qu'on appelle Ar Gerveur (la grande cité) serait une création des fées.
Celles-ci contraintes de quitter la Bretagne où elles avaient vécu pendant de longs siècles, en éprouvèrent tant de chagrin qu'elles versèrent des flots de larmes. De ces flots naquit le golf du Morbihan.
Elles y jetèrent leurs couronnes de fleurs qui sont devenues les 365 îles et îlots parsemant le golfe.

Mais la plus belle d'entre elles, celle de la reine des fées en personne, dériva sur les ondes et alla former au large la plus grande des îles bretonnes, Belle-Ile-en-Mer.

 

 

 

Belle-Île (en breton Enez ar Gerveur, ce qui veut dire «l'île de la citadelle»), est une île du département du Morbihan.

Elle forme le canton de Belle-Ile avec quatre communes :

  • Bangor, bourg situé à l'intérieur des terres.

  • Locmaria, bourg situé à la pointe est de l'île.

  • Le Palais, port principal.

  • Sauzon, second port.

 

Belle-Île est la plus grande des îles bretonnes. Elle se présente sous la forme d'un plateau de 17 km de long sur 9 km de large, soit 85 km² avec une altitude moyenne de 40 mètres entaillé par de nombreux petits vallons. La côte de l'île, constituée d'une roche friable faite de schistes et micaschistes mêlée de quartz, subit une érosion intense de la mer surtout sur la façade Sud Ouest tournée vers le large (Côte Sauvage). Il en résulte une côte très découpée, constituée en majorité de falaises. Témoin de cette érosion rapide, l'îlot de Lonègues, qui au Moyen Âge prolongeait la pointe des Poulains, a aujourd'hui pratiquement disparu sous les eaux.

 

Le Palais

Sur la côte exposée au Nord Est, face au continent et donc la plus abritée, débouchent deux rias qui ont permis la création des deux ports principaux de l'île. Sur cette même façade on trouve la grande plage de l'île (les Grands Sables).

Le climat de Belle-Île est très océanique et bénéficie d'un ensoleillement particulièrement important. Les gelées sont rares, il pleut plus rarement que sur le continent et les hivers sont doux (moyenne des minima 9°) ce qui permet aux plantes méditerranéennes, comme le palmier, la vigne, les figuiers, de prospérer dans les vallons abrités.

À l'époque romaine, elle est appelée isulae Veneticae (en latin île des Vénètes) par Jules César et Vindilis par le géographe Ptolémée. Elle est rebaptisée île de l'Unité sous la Révolution Française puis Île Joséphine sous Napoléon 1er, avant de retrouver ses noms traditionnels «ar Gerveur» en breton et «Belle-Île» en français.

Belle-Île a été très tôt séparée du continent, vers 6000 ans avant notre ère, contrairement à ses voisines Houat et Hoëdic qui étaient encore reliées, à cette époque, par une chaussée.

 

Sauzon

Au IXe siècle, Belle-Île appartient au comte de Cornouaille. Celui-ci, pour relever l'île dévastée par les invasions des Vikings, la confie aux Bénédictins de Redon : ils établissent leur prieuré au milieu de l'île, à l'opposé du port de Palais sur la côte sauvage, au lieu qui est devenu la paroisse de Bangor.

L'île change à nouveau de tutelle en 1029 : le conte de Cornouaille confie, pour des raisons politiques, l'île à une autre abbaye récemment installés à Quimperlé.

Mais l'île est constamment la cible, à cette époque, de pirates, et les moines qui ont construit une première citadelle à Palais, s'avèrent incapables de repousser ces pillages.

En 1548, le roi Henri II décide d'entreprendre sa fortification et sa mise en défense. Mais, malgré les injonctions royales, il faut transporter sur l'îles des pierres de granit venant d'Auray et les fortifications avancent lentement. Les moines opposent l'insuffisance des richesses de l'île pour financer des travaux aussi importants.

 

Plage des grands sables

Belle-Île est alors concédée par le roi à Albert de Gondi, puissant seigneur qui est devenu titulaire du duché de Retz et qui est le favori de Catherine de Médicis.

Mais Belle-Île est encore pillée, cette fois par les Espagnols en 1567, puis en 1573 par Gabriel de Montgoméry, chef militaire protestant.

La terre de Belle-Île est érigée en marquisat en 1573 et est désormais le siège d'une sénéchaussée. Les Gondi commencent l'édification d'une forteresse à Palais et de différents ouvrages de gué sur les côtes. L'île connaît une certaine tranquillité et une certaine prospérité grâce à ce chantier. Mais les finances des Gondi qui ont de lourdes charges, ne suffisent plus. Le cardinal de Retz, cousin du dernier propriétaire, est un personnage important de la Fronde et Mazarin décide de faire reprendre le marquisat pour le concéder au surintendant des finances Nicolas Fouquet.

Après avoir lancé d'importants travaux, Fouquet se retrouve, trois ans plus tard, inculpé de malversations et condamné par le Parlement à la prison à vie. Sa veuve et ses enfants conservent la seigneurie, mais Louis XIV décide que sa mise en défense sera assurée directement par l'État.

 

Pointe des poulains - fort de Sarah Bernhard

Vauban est dépêché à Belle-Île en 1682 pour vérifier l'état des fortifications. Il constate que l'emplacement choisi pour la forteresse n'est pas approprié car dominé par plusieurs positions alentour. Faute de moyens, il se contente de faire aménager ce qui existe.

En 1686, les troupes de la coalition anglo-hollandaise tentent de débarquer sur la plage des Grands Sables mais sont repoussés. Un stratagème, qui fait croire que l'île est défendue par des troupes nombreuses, dissuade les assaillants de poursuivre leurs tentatives de débarquement.

En 1718, l'île est rachetée au petit-fils de Nicolas Fouquet et est rattachée directement au domaine royal. En 1720, l'île est confiée à la Compagnie des Indes : Le Palais et Sauzon deviennent des ports francs. Les malversations qui s'ensuivent conduisent le roi à confier l'île à des fermiers généraux jusqu'en 1759 puis à compter de cette date à la province de Bretagne.

 

Port Coton

Durant la guerre de Sept ans, la flotte française subit les assauts des Britanniques ; le gouverneur de la citadelle doit se rendre, mais avec les honneurs de la guerre. Les Anglais occupent l'île jusqu'au traité de Paris en mai 1763 qui consacre la domination britannique sur les mers : les Britanniques restituent Belle-Île contre l'île de Minorque que les Français leur avait pris.

Durant la Révolution Française, l'île est un enjeu important dans la lutte contre les Britanniques mais n'est jamais attaquée. Ses fortifications sont à l'époque et jusqu'en 1870 régulièrement modernisées.

Dès 1902, le Ministère de la Justice achète à Belle-Île la ferme de Bruté et la transforme en «colonie agricole et maritime», bagne pour enfants «délinquants». Malgré une célèbre révolte des enfants en 1934, qui révéla au monde entier les conditions de détention, le bagne ne fut définitivement fermé qu'en 1977.

À la fin du XIXe siècle apparaissent les premiers touristes attirés par le charme de l'île. Aujourd'hui le tourisme est une des principales sources de revenus de l'île.


 

Les phares :

 

 

entrée du port

(le Palais)

Goulphar

les Poulains

Kerdonis

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