Ouessant

 

 

Ouessant, Enez Eusa (ou Eussa) en breton, est une commune insulaire du département du Finistère.

Le bourg d'Ouessant s'appelle Lampaul. Ses habitants sont appelés Ouessantin(e)s.

Ouessant est la septième île française par la taille. Distante de vingt kilomètres de la côte ouest du Finistère, longue de huit kilomètres et large de quatre, elle est la terre la plus occidentale de la France métropolitaine si l’on excepte l’îlot de Nividic à quelques encablures de l’île.

 

 

Ouessant a une forme rappelant celle d’une pince de crabe, l’ouest de l’île se divisant en deux pointes, les pointes de Pern au nord et de Feunteun Velen au sud encadrant la baie de Lampaul. À l’est, la baie du Stiff est le seul endroit facilement accessible par la mer avec la baie de Lampaul et le petit port d'Arland.

L’île est séparée de l'archipel de Molène par le passage du fromveur, un bras de mer présentant des courants marins très importants (8 à 10 noeuds) résultant d’une faille locale de 60 m de profondeur. Elle est entourée de plusieurs îlots, dont l'île de Keller au nord.

Ouessant marque traditionnellement l’entrée sud de la Manche.

 

 

Ouessant est une île depuis les temps préhistoriques. À la fin de la dernière ère glaciaire, elle était déjà séparée du continent. Les éléments d'occupation les plus anciens remontent à 1 500 avant J.-C. On a découvert un village pré-chrétien ayant existé pendant de nombreux siècles à Ouessant, signe d'une civilisation déjà ancienne. On peut en retrouver les traces sur le site archéologique présent dans le centre de l'île, près de la côte Saint-Michel.

L'île était un repère pour les marins de l'Antiquité (Carthaginois, puis Grecs et Romains) qui faisaient le commerce de l'étain avec les Îles Cassitérides.



Ouessant a pendant longtemps été une île isolée à cause des nombreuses difficultés d'accès à sa côte escarpée, créant ainsi une société autarcique. La population locale, presque exclusivement composée de femmes (mis à part les jeunes enfants et les vieillards), pratiquait principalement l'agriculture comme moyen de subsistance. Les hommes étaient engagés dans la marine Royale sous l'Ancien Régime et partaient pour de longues missions. Une partie d'entre eux ne revenaient jamais. Par la suite, le développement des lignes commerciales a favorisé leur embauche dans la marine marchande. Les femmes, restées à terre, avaient pour tâche de s'occuper, de la maison (une petite masure sans le moindre confort), des enfants et des travaux agricoles. Elles étaient les véritables chefs de famille.


L'amélioration des liaisons avec le continent, nécessaire au développement de l'île, n'intervient qu'en 1880 avec la mise en service du premier vapeur effectuant une liaison régulière. Auparavant, les liaisons étaient assurées, lorsque les conditions météorologiques le permettaient, par de petits voiliers lourdement chargés.

C'est dans la seconde moitié du XIXe siècle que le "progrès" fait son apparition à Ouessant avec la création d'une école, d'un petit port, d'une église, remplaçant les multiples chapelles et surtout aussi par le balisage de ses côtes, si meurtrières. L'île sera électrifiée en 1953.


 

Vie et tradition :

Les moutons noirs d’Ouessant, considérés comme les plus petits ovins du monde, ont disparu de l’île entre les deux guerres. Il a été réhabilités au cours des années 1970, grâce à quelques sujets retrouvés au Jardin des Plantes et dans des propriétés bretonnes.

 

Le mouton noir, très apprécié pour les qualités de débroussailleur, sa petite taille, sa faible capacité de reproduction (un petit par an) est par ailleurs un animal de compagnie. Actuellement, le mouton noir fait le bonheur de quelque 300 éleveurs.

Les moutons vivent en totale liberté pendant la période vaine pâture, héritage des pratiques ancestrales, de la Saint-Michel au premier mercredi de février.

 

 

 

Les Phares :

 

Le phare (32m) et la tour du STIFF (72m), dominant la baie du même nom, se trouvent à l’extrémité est de l’île. Le phare émet des éclats rouges et a été construit en 1695 par Vauban. La tour radar a été achevée en 1981et permet la surveillance de la navigation maritime dans les rails d’Ouessant.

Le phare de la JUMENT se trouve environ à 2 km au sud-ouest de l’île. Son nom provient du rocher du même nom sur lequel il a été édifié. Il a été mis en service en 1911.

NIVIDIC se trouve à l’ouest de l’ile, en mer, en face de la pointe de PERN. Ce phare a la particularité d’être équipé d’une plateforme pour hélicoptère (1955). Il a été mis en service en 1936 mais les travaux ont commencé en 1912. Il était alimenté en fuel par un téléphérique dont on peut encore voir les 2 pylônes.

Le phare de KEREON se trouve au sud-est de l’île au milieu du FROMVEUR. Il a été mis en service en 1916. C'est une tour cylindrique en pierres apparentes de couleur grise. Sa lanterne est surmontée d'un aérogénérateur.

Le phare et le sémaphore du CREAC’H se trouvent à l’extémité ouest de l’île. Ce phare (47m) est l’un des plus puissant d’Europe sinon du monde. Sa portée est d’environ 60 km. Il a été mis en service en 1862. Les batiments adjascents abritent le musée des phares et balises.

 

le Stiff

La Jument

Nividic

Kéréon

Créac'h

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Commentaires (1)

1. lionel 09/01/2009

eleveur amateur de moutons de ouessant en seine et marne c'est bon de voir la terre d'origine de nos proteges cordialement et meilleurs voeux a tous

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