Gargantua

 

Grandgousier, le père de Gargantua adore manger. Il épouse Gargamelle, fille du roi des Papillons. De leur union naît Gargantua.

Son père, en découvrant l’enfant, s’écrie : «Quel grand gosier tu as» Et l’enfant est appelé alors Gargantua. Pour l’allaiter, il faut le lait de dix-sept mille neuf cent treize vaches. Enfin, pour le calmer, on lui donne à boire. Gargantua est habillé de blanc et de bleu, les deux couleurs du blason de son père. Ses habits sont immenses, comme ses chaussures, sa ceinture, son épée…

Gargantua part pour Paris y suivre les leçons du célèbre précepteur, Ponocrates.

Le maître lui apprend le métier des armes et développe son esprit critique. Quand le temps n’est pas propice aux exercices, il apprend l'art, la métallurgie, l'artisanat, la rhétorique, l'escrime, l'herboristerie… De temps en temps, il quitte la ville pour s’amuser et chasser. Ponocrates fait de Gargantua un érudit.

Gargantua quitte Paris et retourne chez son père. Grandgousier décide d’organiser un immense festin pour le retour de son fils.

 

Gargantua est présent partout en Bretagne :

dans les Côtes-d'Armor (22) :

- Corlay abrite la tombe de Gargantua, sous un dolmen, ainsi que plusieurs pierres qui lui sont consacrées. Un pied sur la butte de la Justice, l'autre sur une autre butte, il boit dans l'étang de Corlay.
- le menhir de Saint-Samson, près de Dinan, était autrefois connu sous le nom de Pierre de Gargantua.
- l'ancienne ville de Nasado, près d'Erquy a été engloutie par Gargantua, furieux de voir ses soldats y succomber à l'extraordinaire beauté de ses filles.
- A Plévenon, près de Fréhel, c'est lui qui, du souffle de sa narine, faisait tourner les moulins qui désormais sont immobiles quand il n'y a pas de vent. Il laisse une empreinte de son pied dans le Bois de Meurtel. Il déplante une forêt à coups de canne, et c'est lui qui construit les falaises. Sa canne, plantée dans la baie de la Fresnaye, forme le rocher du Caleufri. Il rejoint d'un pas Jersey, Guernesey ou Languédias. Sur la traversée du retour, il avale la brume et la garde aussi longtemps que la baleine a gardé Jonas ; puis il la menace de recommencer s'il la revoit. Il laisse ses sabots, qui permet aux habitants de se chauffer pendant 30 ans, et une gravelle qui le gêne forme en pleine mer la Mât du Cap, ou Amas du Cap. Sa tête est enterrée au Cap Fréhel (et les pieds à Saint-Suliac) : c'est la volumineuse Roche-Guyon ; et la tombe en est marquée par le menhir taillé l'Aiguille, également nommé Canne (ou Doigt) de Gargantua. Des cavités dans une pierre proche sont les empreintes de ses pieds et de son bâton.
- à Jugon, Gargantua pisse l'étang d'où provient l'Aguernon. Il laisse une pierre à affiler près de Saint-Mire, et une autre près de Pontgamp, en Plouguenast.
- à Lanrelas se trouvent des pierres à bassin appelées Pierres du Diable, ou du Géant
- Gargantua dépose la Roche-Noire près de la pointe de Saint-Germain, en Matignon. Et le rocher de Calenfri est une canne de Gargantua située dans la grève de Saint-Germain.
- Gargantua ramenait, après les avoir avalées, des pierres sonnantes provenant d'une carrière à Languédias, qu' il avait demandées aux Dinannais pour aller les faire sonner à Plévenon. Mais, arrivé à Plancoët et marchant dans le lit de l'Arguenon, il croise un bateau transportant de la raie. Pris d'un haut-le-coeur, il vomit d'abord la pierre La Héronnière à l'embouchure, puis les autres à Notre-Dame-du-Guildo.
- Gargantua dépose la Roche-Grise, près de Clissoué, en Pléboulle.
- l'île Verdelet, près de Pléneuf-Val-André, est un caillou tombé du soulier de Gargantua.
- Gargantua laisse à l'ouverture de la Bouche, à Plurien, une Gravelle qui le gênait et qui aurait permis de construire toutes les digues des environs sans pour autant l'entamer.
- une statue de la chapelle de Hirel, en Ruca, était connue sous le nom de Gargantua.
- l'auge de pierre qui recueillait l'eau de la Fontaine de Saint-Brieuc, dans le faubourg du Fardel de Saint-Brieuc, était connue comme la Cuiller de Gargantua. Et le Sabot de Gargantua se trouve sur la route de Saint-Brieuc à Plaintel.
- un rocher naturel sur la grève de Saint-Malo est une Dent de Gargantua. Gargantua avale bateaux et bateliers entre Saint-Cast et Saint-Malo. De Saint-Cast, il rejoint Ouessant en deux ou trois enjambées.
- Gargantua, sentant une odeur de raie à Saint-Jacut-de-la-Mer, est pris de haut-le-coeur et vomit les rochers du Bé, la Pointe de la Garde, le Rocher de Becrond, tandis qu'il laisse tomber deux cailloux qui traînaient dans sa poche : la Petite et la Grande-Feillâtre. Il vomit encore Canevet.
- une pierre posée, près de Saint-Jacut-du-Méné, porte l'empreinte du pied de Gargantua, qui était monté sur cette pierre afin de s'élancer sur une autre pierre à 3 km de là.

- de Tréguier ou de Plouaret, Gargantua était réputé se rendre en une enjambée à Pontrieux.
- la Canne de Gargantua est restée à Mouilleret, dans la rivière de l'Aguernon, et on la désigne comme Canne du Juif Errant.
- Gargantua pisse le Frémur, qui se jette dans la baie de la Fresnaye, ainsi que l'Arguenon et un ruisseau de Saint-Cast.

 

dans le Finistère (29) :

- Hok-Bras construit la montagne d'Arrée en amassant des cailloux, et plante le Mont Saint-Michel de Brasparts. Il creuse la rade de Brest en trois jours, et, après avoir donné un coup de pied dans une butte qui fermait le goulet, il boit l'eau qui s'y engouffre avec un bateau qui lui reste en travers de la gorge.

- Gargantua franchit d'une enjambée l'embouchure de la Penzé, puis, parvenu à la pointe de Penn-al-Lann en Carantec, il lance quelques pierres pour traverser la baie de Morlaix : ce sont l'Ile Noire et l'Ile Louet.
- Rannou lance un peulvan depuis son manoir de Tréléver, à Guimaëc, en visant, et manquant, une maison où des vieilles femmes disaient du mal de lui.
- Gargantua mange une bouillie de blé noir offerte par les habitants de Plouarzel, qu'il remercie en débarassant leurs champs des grosses pierres.
- mal accueilli en Cornouaille, Gargantua y rejette les pierres qui couvraient le sud du pays de Léon, là où on lui avait donné à manger en suffisance, et il les éparpille de Plougastel à Huelgoat, et rend par contre fertile le littoral du Conquet à Saint-Jean-du-Doigt.
- on sert abondamment Gargantua de bouillie de blé noir à Plouzané.
- à Pont-Aven, un rocher est un sabot de Gargantua.
- à Roscoff, les paysans ont recueilli et étendu sur leurs champs les déjections de Gargantua, ce qui explique leur fertilité.
- la Pointe du Raz serait une demeure de Gargantua.

 

 

 

 

dans l'Ille-et-Vilaine (35) : 

- Gargantua a besoin de sept hommes pour lui donner à manger, et de sept hommes pour lui donner à boire. Il crée en urinant l'étang d'Andouillé-Neuville, un pied sur le clocher d'Andouillé, l'autre sur celui de Saint-Aubin-d'Aubigné. Puis il crache et toute la région est couverte de neige.
- on peut voir, près du hameau du Frêne, sur la commune de Bain-de-Bretagne, l'image de sa main, et deux mamelons représentent les Fesses de Gargantua. Les eaux qui s'en échappent forment l'étang de la Huais.
- il laisse un gravier de sa chaussure à Bruz
- à Cancale, Gargantua ouvre d'un coup de pied l'anse de Mordreuc sur la Rance, et il jette les gravillons qui le gênent dans sa chaussure, lesquels deviennent les Rochers de Cancale.
- à Combourg, Gargantua lance les rochers du Perrot contre des chiens qui aboient après lui, et l'empreinte de sa main demeure sur l'une d'elles.
- Gargantua meurt en se perçant le ventre d'un coup de couteau dans la forêt de Tanouarn, près de Dingé.
- le menhir de granit rose du Champ-Dolent, envoyé du Mont-Dol par Gargantua, a décapité le clocher nord de Dol-de-Bretagne.
- on peut voir, près de la fontaine de Gahard le verre et l'écuelle de Gargantua. La grosse pierre à la porte de l'église était un gravier tiré de ses souliers, ou bien une pierre avec laquelle il jouait au palet. Gargantua était aussi réputé avoir été enterré près du bourg, vers la lisière de la forêt de Haute-Sève. Se promenant sur les bords de la Minette, il est poursuivi par des chiens, et il leur lance les rochers du Perrot, qui sont restés au bord du ravin.
- les blocs mégalithiques répandus entre la Beaucelais et l'étang de Baron, à Guipry sont des pierres tombées du soulier de Gargantua lorsqu'il enjambait l'étang. Et le menhir de la Pierre-Daniel, à la Chapelle-du-Chêne-Mort, a été renversé par Gargantua pour écraser un certain Daniel.
- le menhir couché de Pierre-Bise, près de la Mouchaye, sur la lande de Langon, est un caillou que Gargantua retire de sa chaussure.
- il laisse un gravier de sa chaussure à Messac
- Gargantua mettait par précaution le rocher de la Pierre au Mignon dans sa poche pour se protéger des chiens quand il allait visiter "une fée de ses amies" à Mézières-sur-Couesnon. Il boit la Grande-Ouée, un pied sur le clocher de Gosné, l'autre sur celui de Mézières.
- un caillou jeté par Gargantua est devenu le Mont-Dol.

- la Pierre de Gargantua, à Monthault, est une pierre de fécondité contre laquelle les femmes venaient se frotter.

- à Rennes, Grandgousier attache la grosse horloge de la cathédrale à l'oreille de Gargantua pour éviter qu'il se perde dans les marais autour de Dol. Quand les Bretons veulent la lui reprendre, Gargantua leur lance des pierres.
- une pierre couchée, reposant sur d'autres, forme, à Saint-Aubin-d'Aubigné, aux Rochers-Morian, un Palet de Gargantua.
- il vomit l'île Agot, au large de Saint-Briac.
- à Saint-Just, les grosses pierres de la lande de Cojou ont été jetées là par Gargantua.
- il vomit le Décollé à Saint-Lunaire.
- à Saint-Malo, Gargantua avale 790 boeufs et a une indigestion, il vomit le Petit et le Grand Bé, puis meurt 15 jours plus tard d'une indigestion de raves. Sa tombe est au Grand Bé. Il laisse un gravier de ses souliers à Saint-Servan.
-en déféquant il crée Crotteignées, près de Saint-Senoux.

- les pieds de Gargantua seraient enterrés à Saint-Suliac, tandis que la tête de la tombe se trouve au Cap-Fréhel. On peut aussi voir un gravier issu de ses souliers, et une Dent de Gargantua surplombant la rivière (le menhir de Chablé), qu'il s'est cassée en voulant, tel Cronos, croquer une pierre emmailottée qu'il prend pour son dernier-né. La crête dentelée du coteau de Garrot est le Dentier ou Ratelier de Gargantua, et parmi les blocs qui en sont les dents, on distingue un ancien mégalithe dans l'anse de Vigneux : le Lit, ou Ber (berceau) et la Potence de Gargantua.
- à Sainte-Marie, Gargantua boit la Vilaine, un pied de chaque côté, puis il retire deux cailloux de sa chaussure : la butte de la Belle-Aiguille, dans les marais, et la butte d'Etriel, près de la grotte.

 

dans le Morbihan (56) :

- la forêt de Quénécan, à Camors, abrite les roches de Castek-Geant, citées dans la vie de saint Gildas.
- entre La Gacilly et Cournon, la Roche-Piquée est un grain de sable secoué du soulier de Gargantua.
- la partie sud de l'Ile-aux-Moines était nommée Gurgantelec.

- on trouve, à côté de Josselin, un menhir qui était la Quenouille de la Femme de Gargantua.
- au nord de Plaudren, un menhir est connu pour être la Quenouille de la Femme de Gargantua, tandis qu'un menhir de 5 mètres, près de Locqueltas, est son fuseau. Et parmi les menhirs qui émaillent la lande de Lanvaux, on trouve le Grès de Gargantua.
- à Pluherlin, deux mille cailloux, de 4 à 7 m de haut, répartis sur la lande du Haut-Brambien, sont des graviers que Gargantua a secoué de ses souliers.

 

 

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