Surcouf

 

statue de Surcouf à Saint-Malo par Alfred Caravaniez (fin XIXe siècle)

 

 

Robert Charles Surcouf, né le 12 décembre 1773 dans le petit village de Binic, est un corsaire Français.

Il s'engage dès 15 ans comme volontaire sur l'Aurore en partance vers les Indes.. À vingt ans, il est déjà capitaine de La Créole qui fait le trafic d'esclaves.

En 1794, il est enseigne de vaisseau, faisant fonction de seconde sur la frégate la Cybelle dans l'océan Indien. Il connaît son baptême du feu lors du 1er combat de la Rivière Noire à l'île de France: la Cybelle, la frégate Prudente et la corvette Jean Bart, parviennent à chasser deux petits vaisseaux anglais de 50 et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île. Ce sera le seul combat de Surcouf dans la marine de l'Etat.

Il va rapidement devenir corsaire et n'aura jamais dépassé le grade d'enseigne dans la marine officielle. Il commanda successivement les corsaires la Clarisse, la Confiance et le Revenant.

 

la confiance

 

Robert Surcouf, le plus célèbre des armateurs malouins, entre dans la légende à vingt-trois ans, en 1796 quand, avec un équipage de 190 hommes, il prend à l'abordage un grand vaisseau britannique, trois fois plus important et plus armé que le sien.

Ce premier succès enhardit Surcouf, qui va tenir la mer, courant après tous les bâtiments qu'il apercevra, en corsaire non autorisé, car il est parti de l'île de France sans ces lettres-patentes, qu'on appelle lettres de marque, qui donnaient au vol sur mer une légalité officielle.

La fortune de Surcouf commençait à grandir. Après plusieurs courses aventureuses, Robert Surcouf fut sur le point d'être dépouillé du fruit de ses dangers parce qu'il avait écumé la mer sans lettres de marque. Il avait armé en course sans autorisation à sa première croisière ; aussi quand il avait attéri avec le Triton, on avait confisqué sa prise.

Cependant les autorités de l'ile de France consultèrent le Directoire qui, voulant récompenser la bravoure du jeune corsaire, proposa au Corps législatif de lui décerner, à titre de don national, la valeur de ses prises qu'on avait vendues au profit de la colonie ; il reçut 700.000 francs.

En 1801, il se retire à Saint-Malo, se marie et profite de sa fortune. Surcouf, riche et considéré, ne resta pas longtemps oisif.


Robert Surcouf

 

Napoléon se déplacera en personne en 1803 pour le convaincre d'accepter une commission de capitaine de vaisseau et le commandement d'une escadre.

Surcouf accomplit un autre exploit. Saint-Malo étant occupé par les Prussiens, il se prit de querelle avec eux et défia en duel tous les officiers du régiment concerné. Les Prussiens, se considérant comme experts au sabre, relevèrent l'offre très imprudemment: Surcouf tua ou blessa les 15 premiers à la suite mais laissa aller le dernier pour qu'il puisse témoigner que tout s'était passé dans les règles. Après avoir disparu quelque temps, Surcouf revint tranquillement chez lui passer entre les siens le reste de son âge, aussi heureux qu'Ulysse.

En 1813, Surcouf fut chargé de conduire en France le Charles, vieille frégate, qu'il avait achetée au gouvernement et armée en flûte. Elle portait un très-riche chargement. Il échappa par son sang-froid et l'habileté de ses manœuvres aux croisières anglaises et manqua de se perdre en entrant à Saint-Malo ; mais son frère sauva le navire.

Surcouf consacra la dernière partie de sa vie à des spéculations commerciales, qui furent pour lui une nouvelle source de richesses. On croit que sa fortune s'élevait à la fin de sa vie à plus de 3 millions de francs.

Surcouf mourut d'un cancer le 8 juillet 1827 dans une maison de campagne qu'il possédait près de Saint-Servan, et fut inhumé à Saint-Malo.

 

 






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Commentaires (1)

1. Jouault Robert 12/01/2011

Robert Surcouf, il serait interressant de publier ses lettres adressées au dirigeants de France de cette période.

Merci

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