(en breton : Ploermael)
les habitants sont les ploërmelais et les ploërmelaises
Le
pays de Ploërmel est une terre de légendes où
l’histoire ne cesse de croiser les légendes. Quoi de plus
naturel à l’orée de la forêt de Brocéliande
?
Paroisse rattachée à l’évêché
de Saint Malo à partir du IXème siècle, Ploërmel
fut ensuite fortifiée et honorée de la présence
des Ducs de Bretagne.
Sa position stratégique lui apporta ses heures
de puissance politique, religieuse et économique. Autant que
la gloire, les conflits marquèrent la ville : guerres de
succession, guerre de Cent Ans, guerres de la Ligue, Révolution…
Vestiges des fortifications de la ville érigées en 1175
Ploërmel était autrefois une ville close et comportait douze tours. Plusieurs fois assiégée, la cité résiste aux ligueurs. Le dernier siège de Ploërmel remonte à 1594. Les remparts sont démolis au XVIIème siècle. Il subsiste quelques vestiges, notamment la tour des Thabor.
Eglise Saint-Armel
Saint-Armel,
fondateur de Ploërmel,
représenté menant un dragon par son étole, fut
sans doute le fondateur d'une première église. Mais de
cette époque, il ne reste que des vestiges.
L'église
actuelle fut édifiée par les seigneurs de La Gaudinaye
au XVè siècle. C'est un bel
édifice de style
gothique.
Une
splendide verrière d'origine a échappé aux
bombardements de 1944. Ce vitrail, l'un des plus remarquables de
Bretagne représentant l'Arbre de Jessé, éclaire
ces lieux.
À
l'intérieur, on trouve une voûte en bois ornée de
sablières richement sculptées ainsi que les tombeaux de
marbre blanc de Montauban de Bretagne, chancelier d'Anne de Bretagne,
et de sa femme, mais aussi des ducs de Bretagne Jean II et Jean III.
La chapelle bleue Sainte-Marie-des-Carmes
Fondée
au 13è s, détruite lors de la Ligue par les anglais,
reconstruite au 17è s.
Cette
chapelle était jadis sous le patronage de Notre-Dame des Sept
douleurs. C'est dans cet édifice qu'ont lieu, en mars 1789,
les réunions pour l'établissement du cahier de
doléances de Ploërmel. La chapelle est rendue aux
Ursulines après 1827. En 1932, les Ursulines sont remplacées
par les soeurs de Jésus de Kermaria.
Maison mère des Frères
En
1817 L'Abbé Jean-Marie de la Mennais fonde L'Institut des Frères.
La
Maison-Mère de la Congrégation, d'abord établie
à Josselin, est transférée en 1824 à
Ploërmel. Cette Maison sera désormais considérée
comme le berceau de l'Institut et fera surnommer, en France, les
Frères de l'Instruction Chrétienne : Frères de
Ploërmel. Elle sera la pépinière qui va permettre
au Père de la Mennais d'ouvrir des écoles à un
rythme accéléré. En 1827, dix ans après
sa fondation, son Institut comptera déjà cent soixante
Frères instruisant dans cinquante sept écoles environ
six mille élèves.
Ancien hôtel des ducs de Bretagne
Cet
hôtel, faisant partie des remparts, servit de résidence,
depuis 1182, à la Duchesse Constance, puis aux Ducs Geoffroy,
Jean I, Jean II, Arthur II, la Duchesse Anne et le Duc de Mercoeur.
Ce dernier y fit construire une cheminée qui porte son
écusson. Les états de Bretagne s'y tinrent en 1186,
1240, 1294 et 1309.
Il devint, en 1679,
"l'Hôtel de l'Écu de France.
Cette
statut de 9 mètres de haut, inaugurée le 10
décembre2006, a été offerte par le sculpteur
russe Zurab Tsereteli qui a été nommé citoyen
d'honneur de la ville.
Château de Malleville
Le château de Malleville (1520) est restauré au XVIIème siècle et le marquis de La Bouessière le modifie à nouveau entre 1835 et 1845. Il a été occupé par les troupes allemandes entre 1940 et 1944. Depuis 1905, le parc du château de Malleville est aménagé en hippodrome.
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1. bretonne56 Le 25/10/2008 à 15:44